A propos de Guy Cantalloube

L’avis du peintre Olivier Bernex

« Un point , c’est tout »

Nourri au lait et au beau d’un « Art Brut » pour exprimer et affirmer sa singularité, Guy Cantalloube est un électron circulant librement dans son propre univers esthétique. Parcourant et traçant ses arabesques, son chemin point à point. Il y a à voir et à penser avec le point, la ligne, la forme, la couleur et la matière, dans l’incertitude des errances, nébuleuses arabesques opposées aux couleurs vives du tube.

Chamans, rites, magie; l’homme a besoin de foi pour vivre. Un troisième œil, un voyage astral, une dissolution du sujet pour flotter dans l’espace métaphysique. Cette culture obscure, Guy sait bien que les forces supérieures à l’homme, les forces terribles de la vie, sont présentes autour de lui et en lui. Il a besoin de s’élever dans le monde des idées, d’exister. Avec la fusion dans le monde et les pensées mythiques, sortent de terre des apparences monstrueuses de Gaia. La terre, ornée d’étoiles fait naître d’elle des océans qui l’enveloppent. Entre les deux monstres, un monde sans idéal qui naît, un autre qui meurt… Dans sa cosmogonie illuminée, Guy invente avec sa peinture des signes vernaculaires, des lieux chimériques et mythologiques, des matières pensées, des espaces non quantifiables, non localisables à une structure. Il affronte l’anathème. Il a le goût du mystère et du fantastique, cherchant un dépassement à l’intérieur de ses rêves de peintre.

Dans l’évolution de l’homme universel, l’homme machine-animal animé, doué de logos, installé dans la souffrance des plantes et des bêtes, Guy pratique aussi l’humour à fleur de toiles. « Le rire c’est bien, le faire c’est mieux ». Le peintre agit par émotions créatrices: « Le beau découle d’une expérience esthétique et affective personnelle, de la rupture avec la tradition académique » (Élie Faure). « La naissance de la tragédie, seule voie possible dans l’art, autrement on se détourne de la vie » disait Nietzsche. Quand il est authentique, l’art est authentique, l’art est sacré, rédempteur.

le 27 avril 2015,

Olivier Bernex, diplômé de L’École Nationale supérieure des Beaux Arts de Paris

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